24.10.2007

Biographie partie ... !

Mes deux chanteurs préférés, des choix qui sont les miens. 

Deux biographies, des écrits qui ne sont pas les miens.

Histoire de vous partager une infime partie de mes penchants musicaux, qui voguent inéluctablement sur la francophonie à l'ancienne.  

Edith Piaf, la môme

"Il faut tant et tant de larmes pour avoir le droit d'aimer". (Edith Piaf)3e5e340d5b83b61535c1465d218dba6e.jpg

Née Edith Giovanna Gassion, elle est repérée à Pigalle en 1935 par Louis Leplée, directeur d'un cabaret des Champs-Elysées, qui la produit sous le nom de 'la môme piaf'. Elle est produite l'année suivante par Raymond Asso sous son nom d'artiste. Le public la découvre à la salle de l'ABC, où elle séduit avec la chanson 'Mon légionnaire'. Jean Cocteau organise ses débuts au théâtre, tandis qu'elle lance la carrière d'Yves Montand. Après la guerre, elle entame une tournée américaine. Malgré un départ mitigé, c'est un véritable triomphe. Là-bas, elle rencontre le boxeur Marcel Cerdan et connaît une relation passionnée. La mort du sportif en octobre 1949 la plonge dans une forte dépression dont elle ne se remettra jamais vraiment, malgré ses amants suivants (Jacques Pills, Theopanis Lamboukas) et les succès à répétition (aux Etats-unis, en Amérique du Sud). Elle donne son dernier concert du haut de la tour Eiffel le 25 septembre 1962. Edith Piaf, par ses chansons poignantes (' La Vie en rose', 'Milord') incarne à elle seule la chanson française.

Georges Brassens, une langue bien pendue ...

"Il n'y a que les imbéciles qui sachent bien faire l'amour." (Georges Brassens)b34c9755466a3ac0afd3edeb90cf0b77.jpg

Jeune, Georges Brassens,fils de maçon, n'aime guère l'école hormis les cours de lettres qui lui apprennent l'amour de la poésie. En 1940, il vit à Paris et travaille comme tourneur au sein de l'usine Renault. Parallèlement, il commence à composer, mais le S.T.O. le condamne à partir en Allemagne. De fait, ses camarades déportés constituent son premier public. Après la guerre, il devient anarchiste et collabore au journal 'Le libertaire'. Se considérant davantage parolier qu'interprète, il présente ses oeuvres à de nombreux artistes dans l'espoir de les faire chanter. Finalement, il est forcé de les jouer lui même. En 1952, son premier disque, au sein duquel figurent 'Le gorille' et 'La mauvaise réputation', est mal perçu pour son aspect revendicatif. Néanmoins, il va peu à peu s'imposer comme le nouveau maître de la chanson à texte. Inventeur d'un jeu particulier de la guitare sèche et du chant, ses compositions sont remarquables par leur vocabulaire fleuri et vif, et l'habileté de Brassens à croquer situations et vérités (' Chanson pour l'auvergnat', 'Trompettes de la renommée').